Départ à 8h15 de Sissonne en covoiturage.
Court arrêt sur l'aire d'autoroute pour une rencontre avec le plus grand sanglier du monde.
Woinic trône fièrement sur l’aire d’autoroute des Ardennes, située à Saulces-Monclin, entre Charleville-Mézières et Rethel.
Facilement accessible, le site permet de s’arrêter en toute sécurité pour admirer l’œuvre, prendre des photos et découvrir l’un des emblèmes les plus célèbres du département.
Sa position stratégique en fait une porte d’entrée touristique des Ardennes, idéale pour donner le ton d’un territoire authentique, nature et de caractère.
Woinic n’est pas seulement une sculpture monumentale, c’est aussi un hommage à l’histoire sidérurgique des Ardennes. L’œuvre a été réalisée par Éric Sleziak, artiste fondeur ardennais originaire de Bogny-sur-Meuse.
Voir un extrait du transport de Woinic
Nous avons rendez-vous avec le guide à 10h00
Commencée en 1499, la construction a duré 120 ans, réutilisant les fondations et certains éléments de l'église romane primitive. Style gothique flamboyant tardif d'une grande unité, avec cinq nefs et pas de contreforts extérieurs. L'étroitesse de la nef centrale et l'absence de chapiteaux accentue l'impression de hauteur (18 m).
On peut observer les exceptionnelles voûtes à vingt et une clefs en croisées d'ogive, avec de grands pendentifs richement décorés.
Réalisés entre 1955 et 1979, les vitraux sont l’œuvre de René DÜRRBACH (1911- 1999), peintre et sculpteur, collaborateur et ami de Picasso. Ils sont montés dans l’atelier du Maître Verrier André Seurre, à Besançon – Posés par Jean Lanfranchi, vitrier à Mézières.
Plus de 1000 m2 de vitrail répartis en soixante-huit verrières, témoins de l’Art non-figuratif de la seconde moitié du XXe siècle. L’artiste utilise le symbolisme des couleurs, des nombres et des signes fondamentaux (croix, cœur, cercle, carré.) pour réaliser un parcours de méditation orienté, dédié à Marie, à la fois « Vierge Noire » et « Vierge d’Espérance ».
On remarquera la symétrie par rapport à la nef, dans la représentation des fenêtres,
par exemple :
La Vierge Noire de Mézières est honorée depuis le Xe siècle. Le pèlerinage annuel a perduré jusqu’en 1962. Brûlée en 1643, la statue d'origine fut remplacée au XIXe siècle par l’actuelle statue en pierre que l'on voit sur l'autel à droite.
La Vierge Noire était alors la représentation symbolique d'une pestiférée. Une représentation (noire comme la terre) antique : le culte de la Terre-Mère se retrouvait dans de nombreuses déesses païennes, il n'est pas exclu qu'on le christianisa.
Les couleurs des vitraux peuvent varier énormément en fonction des différentes conditions météorologiques.
Sur ce même vitrail
A gauche, grand soleil, les tons bleus dominent
A droite, c'est le rouge.
L'interprétation de la symbolique peut en être influencée.
Les 7 vitraux des baies hautes du chœur correspondent au Couronnement de la Vierge tel que décrit dans l’Apocalypse de Saint Jean.
Trop hautes pour être facilement photographiées, nous les avons trouvées :
Restaurant La Table d'Arthur
La Table d’Arthur est une adresse incontournable à Charleville-Mézières, où le chef Éric Hubert propose une cuisine française raffinée, inventive et entièrement faite maison. Installé dans une cave voûtée pleine de charme l’établissement met à l’honneur les produits de saison et le terroir ardennais.
Intégré dans un pavillon de la Place Ducale, le Musée de l’Ardenne retrace 1000 ans d’histoire à travers l’archéologie, l’art et les traditions. Fresque gallo-romaine, apothicairerie du XVIIIᵉ siècle, armes de la manufacture royale, marionnettes et collections d’art offrent un voyage riche et varié au cœur du patrimoine ardennais.
En 1675 à Charleville est créé le Magasin royal, qui devient en 1688 la Manufacture royale d’armes. Durant la guerre d’Indépendance (1775–1783), la manufacture de Charleville-Mézières fournit plus de 100 000 armes aux insurgés américains qui apprécient ces pistolets d’excellente qualité, et contribue ainsi à la naissance des États-Unis. La manufacture ferme ses ateliers le 1er janvier 1836 suite à la chute de l’Empire.
La présentation s’ouvre évidemment sur le monde aux traditions et techniques de manipulation variées : des marionnettes à gaine ou à tringles, au théâtre d’ombres de Java, ou encore aux marionnettes sur l’eau du Viet-Nam…
Cette journée printanière se termine par un rafraîchissement bienvenu avant notre retour.